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Comment Paris Numérique a refait Paris.fr.

Il y a 9 mois, toute l’équipe de Paris Numérique s’est lancée dans la refonte de Paris.fr. Flash-back en coulisses.


ETE

Le 3 septembre, à 18H46 précisément, Anne Hidalgo nous a confié ce projet fou : la refonte de Paris.fr.

Chez Paris Numérique, nous avons le goût du challenge. Quand nous avons commencé à parler de refonte nous nous sommes tous dit que ce serait mission impossible un beau défi dans les délais impartis. Le site ne répondait plus aux critères du web et avait déjà 4 ans. Quatre ans pour un site municipal de cette envergure c’est l’âge de la retraite. 

Alors nous avons commencé à regarder de plus près. Nous avons recensé pas moins de 1 405 865 urls, pendant que chaque mois, plus de 3 millions de visiteurs uniques venaient chercher les modalités du stationnement résidentiel, écouter le cri de la chouette hulotte, ou trouver la sectorisation de leur école. 

Nous avons d’abord réalisé un benchmark de 27 sites municipaux de Villes en France et à travers le monde. Parce que « l’herbe est toujours plus verte chez le voisin », nous avons recensé toutes les bonnes et mauvaises pratiques de nos homologues.

L’objectif du nouveau site ? Rendre l’information aux Parisiens plus accessible et répondre aux nouveaux critères d’innovation imposés par le web. Parce que Paris est magique, et que les Parisiens aussi, nous leur devions bien ça. 




Automne
S’il fallait à tous prix comprendre les attentes des Parisiens pour refaire ce site, il fallait aussi prendre en compte d’autres parties prenantes : d’abord tous les agents de la Ville qui se servent de Paris.fr comme outil de travail au quotidien et notamment les téléconseillers du centre d’appel qui l’utilisent chaque jour pour répondre aux milliers de questions posées par les Parisiens, ensuite les attentes des différentes directions qui ont participé activement à la construction du cahier des charges et enfin les enjeux politiques de la Ville, le site étant aussi une vitrine des actions menées par les élus. 

TEASING-TWITTER-2Huit ateliers en interne ont été organisés sur différentes thématiques, telles que le positionnement mais aussi le traitement de la relation usager, l’éditorial ou encore la place des réseaux sociaux, pour bien saisir les besoins de chacun. Plus le temps passait, plus nous rencontrions des gens qui avaient des choses à dire. 

En tout, le projet a mobilisé plus de 200 personnes. 

Nous avons également rencontré les Parisiens à 2 reprises lors d’événements organisés pour recueillir leur ressenti. En décembre nous avions assez d’éléments pour pouvoir commencer les premières maquettes. 




hiver
En 1984, Paris se lance sur minitel avec le 3614 Paris. En 1993, le 3614 Paris devient 3615 Paris à 1,29 Francs la minute. En 1997, paris-france.org est lancé. S’en suivra le fameux Paris.fr avec des versions verte, orange puis bleu turquoise pour la dernière version de 2010. 1984

Notre mission : être en rupture totale avec les versions précédentes, mais sans rentrer dans les effets de mode du web.

C’est aussi à ce moment là que nous avons épluché l’ensemble de nos pages et de nos contenus pour reconstruire une arborescence à 3 niveaux sans perdre en qualité d’informations. Nous en avions profité pour vous faire une sélection improbable. Nous avons passé des heures et des heures à référencer les contenus qui pouvaient être fusionnés pour la réécriture. De plus de 4000 de contenus, nous sommes passés à près de 300 pages. L’arborescence a été finalisée le 4 février à 19h08, avec un grand ouf de  soulagement. 
Et les développements ont commencé. Comme aucun CMS ne répondait à tous nos besoins, nous avons décidé de construire un back office complètement from scratch, qui répondait à la fois aux attentes des quelque 80 contributeurs extérieurs, des directions et des équipes de Paris Numérique.

Le cahier des charges est devenu plus épais que l’Encyclopedia Universalis, mais toutes les fonctionnalités étaient couchées sur papier dans un document partagé. 

Une équipe de 5 développeurs, une méthodologie agile, un outil de reporting et le coup d’envoi a été lancé le 10 février à 10h.





Printemps
Dès que le back office a été utilisable, les rédacteurs et contributeurs ont été formés à l’outil pour pouvoir commencer le travail de réécriture des contenus. Pendant ce temps là, l’équipe technique a continué à « commiter », « giter », bref développer les fonctionnalités visées pour le lancement. Et puisque tout ne peut pas être parfait du premier coup, les différents tests – la recette pour les plus aguerris – nous ont permis de corriger, optimiser, repenser certaines fonctionnalités au fur et à mesure de l’avancement du projet.

Depuis ce mardi 10 février, Paris Numérique est quotidiennement ponctué par les scrum meeting qui nous permettent d’évaluer les avancements du projet, mais qui est aussi devenu une excuse fabuleuse pour éviter tous nos autres rendez-vous. « Ah non je peux pas j’ai Paris.fr ».

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Des phrases aussi irritantes que répétitives ont commencées aussi à fleurir dans l’open space, pour la plus grande joie de nos collègues « Tu sais pas cliquer. » « T’as vidé ton cache ? » « Tu me fais un ticket. » « T’as mis à jour les story points dans ta user story ? » « J’ai reporté 2 anos et 4 optim. »



Une forme d’impatience positive a commencée à irriguer l’Hôtel de Ville. Et une date de mise en ligne a été demandée. LA date. Par pur esprit de superstition, nous ne la dirons pas ici. Mais c’est très bientôt. Et promis, nous ferons un nouvel article. 




#dreamteam, #projets

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